Pourquoi tester la vitesse de votre site maintenant
Quand quelqu'un cherche un plombier, un restaurant ou un organisme de formation depuis son téléphone, il ouvre trois ou quatre sites d'affilée. Celui qui s'affiche en premier a déjà un avantage. Celui qui reste blanc deux secondes de trop est fermé avant d'avoir montré quoi que ce soit.
Google l'a mesuré il y a plusieurs années : plus de la moitié des visites sur mobile sont abandonnées quand une page met plus de 3 secondes à charger (étude Google, 2016). Les téléphones ont progressé depuis, les sites aussi ont grossi, et le réflexe du visiteur n'a pas changé.
Tester la vitesse de votre site, c'est vérifier que vous ne payez pas pour faire venir des gens qui repartent aussitôt. C'est encore plus vrai si vous faites de la publicité Google ou Facebook : chaque clic perdu sur une page lente est un clic payé pour rien.
Comment lire le résultat du test de vitesse
Le test vous donne une note sur 100 et quatre mesures. La note est calculée par Google à partir de ces mesures, sur un téléphone de milieu de gamme en 4G. Ce n'est pas la vitesse de votre ordinateur, et c'est volontaire : c'est la situation réelle de la majorité de vos visiteurs.
La note sur 100
De 90 à 100, la page est rapide. De 50 à 89, elle est correcte mais perfectible. En dessous de 50, elle est lente. Une note peut varier de quelques points d'un test à l'autre : c'est normal, la mesure dépend du réseau au moment du test. Fiez-vous à la tendance, pas au chiffre exact.
L'affichage du contenu principal
C'est la mesure la plus parlante : le temps avant que le visiteur voie le gros élément de la page, souvent votre photo d'en-tête ou votre titre. Sous 2,5 secondes, c'est bon. Au-delà de 4 secondes, vous perdez du monde.
Le premier affichage
Le moment où quelque chose apparaît enfin à l'écran. S'il est lent, le visiteur a l'impression que le site ne répond pas.
Le temps bloqué
Pendant ce temps, la page est visible mais ne réagit pas quand on touche un bouton. C'est ce qui donne la sensation d'un site « qui rame ». Il vient presque toujours de scripts trop lourds : constructeurs de pages, extensions, outils de suivi.
Le poids de la page
Le volume de données que le téléphone doit télécharger. Au-delà de 3 Mo, c'est lourd pour un réseau mobile. Les images en sont la cause la plus fréquente.
Les 6 causes qui ralentissent le plus souvent un site
Sur les sites d'entreprise que nous auditons, ce sont presque toujours les mêmes coupables, dans cet ordre de fréquence.
- Des images trop lourdes : une photo de 4 Mo prise au téléphone et posée telle quelle en haut de page.
- Un constructeur de pages chargé d'extensions : chaque bloc ajouté apporte son propre code, même quand il ne sert pas.
- Trop d'outils externes : chat en ligne, vidéos intégrées, cartes, avis, polices, outils de suivi. Chacun ajoute une connexion.
- Un hébergement d'entrée de gamme sans cache : le serveur refabrique la page à chaque visite.
- Une page d'accueil qui veut tout montrer : carrousel de 8 photos, vidéo en fond, animations au défilement.
- Des redirections en cascade : le visiteur passe par http, puis https, puis www, avant d'arriver.
Site lent : par quoi commencer
Le rapport complet classe les causes de la plus rentable à la moins rentable, avec le temps que chacune vous fait perdre. Suivez cet ordre. Voici ce que vous pouvez faire seul, et ce qui demande un prestataire.
Ce que vous pouvez faire vous-même
- Remplacer les plus grosses images par des versions compressées en WebP.
- Retirer les extensions que vous n'utilisez plus.
- Supprimer le carrousel ou la vidéo en fond de l'accueil.
- Activer le cache et la compression proposés par votre hébergeur.
Ce qui demande un prestataire
- Remplacer un thème ou un constructeur de pages trop lourd.
- Différer les scripts qui bloquent l'affichage sans casser le site.
- Changer d'hébergement ou de technologie quand le serveur est en cause.
Vitesse et référencement Google : ce qui est vrai, ce qui est exagéré
Google utilise la vitesse dans son classement, à travers des mesures qu'il appelle les signaux web essentiels. Mais soyons honnêtes : un site rapide avec un contenu faible ne passera pas devant un site un peu lent qui répond exactement à la recherche. La vitesse départage des pages proches, elle ne remplace ni le contenu ni la fiche Google.
Là où la vitesse change tout, c'est après le clic. Un visiteur qui attend est un visiteur qui part, et un visiteur qui part ne vous appelle pas. C'est pour cette raison qu'on mesure d'abord la vitesse sur mobile, puis ce qu'elle coûte en demandes perdues.
Si votre note est bonne et que votre site ne rapporte pas assez, le problème est ailleurs. Notre audit SEO gratuit vérifie si Google peut trouver et comprendre vos pages.
Test de vitesse Google, PageSpeed, GTmetrix : quelle différence ?
Le test de cette page s'appuie sur PageSpeed Insights, l'outil officiel de Google, et sur le même moteur de mesure, Lighthouse. Vous obtenez donc la même note que sur le site de Google, mais avec des explications en français simple et un classement des priorités.
D'autres outils existent, comme GTmetrix ou WebPageTest. Ils sont précis, mais pensés pour des développeurs, et souvent mesurés depuis un ordinateur. Pour une entreprise qui veut savoir si son site perd des clients sur mobile, la mesure de Google est la bonne référence.
